Des solutions efficaces pour soigner la calcification des artères

Un manque de vitamine K2 dans votre corps provoque un phénomène malheureux : le calcium quitte vos os et s’installe dans vos artères.

À mesure que la vitamine K2 se fait rare, le corps se dérègle : le squelette s’affaiblit, les artères se raidissent. Résultat : des os qui se fragilisent, des vaisseaux qui se transforment en tubes calcifiés. On multiplie les risques, à la fois pour le cœur et pour les fractures graves, comme celles du fémur ou du poignet.

Des recherches l’ont confirmé : les femmes touchées par l’ostéoporose post-ménopausique courent aussi plus de risques d’athérosclérose. Ce n’est pas une simple coïncidence.

Durant la ménopause, la chute des hormones féminines bouleverse la gestion de la santé osseuse. Le calcium quitte les os affaiblis et va s’accumuler là où il ne devrait jamais s’installer : sur la paroi des artères.

Maximisez votre apport en vitamine K2

Limiter ce transfert délétère de calcium demande de renforcer l’apport en vitamine K. Les légumes verts, épinards, choux et consorts, regorgent de vitamine K1. Mais ce n’est pas la bonne candidate : la K1 est rapidement éliminée, ses effets n’apparaissent qu’après des années, parfois des décennies. Beaucoup trop tard pour qui souhaite retrouver un squelette solide ou des artères souples.

La vitamine K2, elle, fait la différence, surtout la forme appelée « MK-7 ». Problème : la K2 MK-7 reste une denrée rare sur la table occidentale. On la trouve surtout dans le natto, une pâte de soja fermentée, pilier de l’alimentation japonaise. En Europe, ce plat est quasiment absent.

Les populations japonaises qui consomment régulièrement du natto affichent des taux sanguins élevés de MK-7, des os plus solides et moins de fractures.

Il existe aussi une autre forme, la vitamine K2 MK-4. Elle n’est pas aussi puissante que la MK-7 mais reste nettement plus courante : œufs entiers, foie de volaille ou de poisson en regorgent. Une étude menée durant deux ans au Japon a révélé que la supplémentation en vitamine K2 MK-4 réduisait de moitié les fractures vertébrales chez 120 patients ostéoporotiques, comparés à ceux qui n’en prenaient pas.

Cette carence alimentaire généralisée pourrait bien expliquer la fréquence alarmante de l’ostéoporose et des maladies cardiovasculaires chez les seniors occidentaux.

Le corps humain a aussi un plan B : une flore intestinale robuste peut produire de la vitamine K2. Mais cela suppose un microbiote en pleine forme. Pour beaucoup, la solution la plus directe reste donc la supplémentation. Le sujet a été examiné dans de nombreuses études cliniques.

10 fois moins de fractures qu’un médicament osseux

Des chercheurs ont comparé l’efficacité de la vitamine K2 à celle de l’étidronate, un médicament prescrit pour renforcer les os, chez les femmes ménopausées.

Résultat net : sous vitamine K2 (45 mg), le taux de fracture vertébrale tombe à 0,8 %. Sous médicament, il reste à 8,7 %. L’écart est spectaculaire.

Le groupe placebo, lui, plafonne à 21 % de fractures.

La vitamine K2 aide à prévenir les maladies coronariennes

Le lien entre vitamine K2 et santé du cœur a été solidement établi lors d’une vaste étude néerlandaise, menée en double aveugle sur 4 800 personnes pendant sept ans.

Ce travail met en lumière une tendance forte : ceux qui consomment le plus de vitamine K2 affichent un risque de décès par maladie cardiaque réduit de 57 % par rapport à ceux qui en consomment le moins.

La hausse de la consommation de K2 s’accompagne aussi de moins de dépôts de calcium dans l’aorte, un marqueur indirect de l’athérosclérose. À l’inverse, un apport faible favorise une calcification vasculaire avancée.

Un effet anticancéreux

Autre constat : dans une étude de taille modeste menée au Japon sur 40 femmes souffrant de cirrhose, l’incidence du cancer différait nettement entre celles qui prenaient de la vitamine K2 et celles du groupe placebo : 2 femmes sur 21 ont développé un cancer dans le groupe supplémenté, contre 9 sur 19 sous placebo.

Si le nombre de participantes reste limité, l’information a de quoi interpeller. Pour ma part, savoir que mon apport de K2 peut, en plus de protéger mon cœur et mes os, peser dans la balance face au cancer, n’est pas un détail anodin.

La vitamine D3 améliore l’effet de la vitamine K2

Associer la vitamine D3 à la vitamine K2 permet d’amplifier la protection osseuse.

Une expérience menée sur 172 femmes ostéoporotiques a réparti les participantes en quatre groupes : vitamine K2 seule, vitamine D3 seule, les deux combinées, ou un placebo. Sur deux ans, la densité minérale osseuse a été suivie de près. La combinaison K2/D3 s’est montrée nettement plus efficace pour renforcer la structure osseuse qu’une seule de ces vitamines prise isolément.

Ici encore, c’est la forme MK-7 de la K2 qui a été utilisée, la plus assimilable et la plus active.

Ce type de supplémentation intéresse particulièrement les femmes ménopausées, mais il s’adresse aussi à tous ceux qui tiennent à garder leur calcium là où il doit rester : dans les os, pas dans les artères.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources de cet article :

Barengolts IST, Berman M, et coll. Ostéoporose et athérosclérose coronaire chez les femmes postménopausées asymptomatiques. Tissu Calcif Int. 1998 ; 62:209 -13

Hak AE, Pols HA, et coll. La progression de la calcification de l’aorte est associée à la perte de l’os métacarpien pendant la ménopause : une étude longitudinale basée sur la population. Athérosclérose Thromb Vasc Biol. 2000 ; 20:1926 -31. Texte complet : Athérosclérose et lipoprotéines

Shiraki M et al., vitamine K2 prévient efficacement les fractures et maintient la densité minérale osseuse dans l’ostéoporose, J. Bone Miner. Res., 2000 mars, 15 (3) :515-21

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Geleijnse J.M. et coll., Menachinone est associée à un risque réduit de maladie coronarienne : étude de Rotterdam, J. Nutr., 2004 nov., 134 (11) :3100-5.

Habu D. et al., Le rôle de la vitamine K2 dans le développement d’une carcinome hépatocellulaire chez les femmes atteintes de cirrhose du foie, JAMA, 2004 21 juillet 292 (3) :358-61.

Ushioyama T. et al., Influence de la thérapie combinée continue avec la vitamine K2 et la vitamine D3 sur la densité minérale osseuse et la fonction de la coagulofibrinolyse chez les femmes ménopausées, Maturitas, 41 (2002) 211-221.

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