Gérer les relations avec un adolescent de 14 ans au quotidien

Article mis à jour le 2 avril 2021

Cet article lève le voile sur la boîte à outils, et parfois à baffes morales, de la communication avec un adolescent. Les commentaires et témoignages qui affluent ici en disent long : parents et ados, chacun sur sa ligne de crête, cherchent leur équilibre. Je partage ici des histoires qui forcent l’humilité, car même en tant que mère, il arrive de rester sans réponse devant certains récits.

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La plupart des parents le savent : il faut rappeler à un adolescent de parler avec respect. Mais le rappel ne suffit pas. Encore faut-il incarner l’exemple.

Montrez-leur l’exemple, faites la même chose

Difficile parfois de garder son calme. Les mots montent, la tension grimpe. Quand l’agacement menace de déborder, mieux vaut prendre une pause, respirer, boire un verre d’eau, se taire le temps que la vague passe.

Certains mots blessent plus qu’on ne le pense. Dans la tourmente d’une dispute, certaines répliques marquent durablement. Les éviter, c’est protéger l’estime de son enfant.

Voici 8 phrases à bannir de nos échanges avec un adolescent. Facile à dire, beaucoup moins à appliquer au quotidien.

1. Si ça ne te plaît pas, la porte est derrière toi !

Un adolescent peut prendre cette phrase au pied de la lettre. S’il claque la porte pour de bon, personne n’en sort gagnant. Derrière la menace, il y a surtout l’inquiétude de le voir partir pour de vrai.

2. Après tout ce que j’ai fait pour toi !

Rappeler à son enfant ce qu’on a fait pour lui ne mène nulle part. Être parent n’est pas une transaction. On fait les choses parce qu’on l’a choisi, pas pour obtenir une reconnaissance à tout prix.

3. Mange moins, tu es trop gros. De toute façon, personne n’aime les grosses personnes !

Cette phrase, entendue de la bouche d’une mère à sa fille, m’a glacée. Le regard de cette adolescente en disait long. Plutôt que d’ajouter à la gêne et à la souffrance, aider avec bienveillance permettrait d’éviter d’enfoncer un peu plus un ado déjà sensible à l’image de soi.

4. Si tu m’avais écouté…

Je t’avais prévenu…

À ta place, j’aurais fait autrement…

L’adolescent n’a pas l’expérience de son parent. Il apprend, il trébuche, il recommence. Accepter ses erreurs, c’est lui permettre de grandir.

5. Regarde ton frère, ta sœur, tes amis : prends exemple sur eux.

Comparer, c’est nier l’individualité de son enfant. Mieux vaut l’accompagner selon ce qu’il est, pas selon une image rêvée ou le parcours d’un autre.

6. Tu es la honte de la famille, tu nous fais honte !

Quand un adolescent dérape, il a plus que jamais besoin de soutien. Dire « Je ne cautionne pas ce que tu fais, mais je reste ton parent et je t’aime. On va chercher une issue ensemble », c’est ouvrir une porte, pas la refermer.

7. On ne peut pas compter sur toi !

On ne peut pas te faire confiance !

Tu me déçois !

À force d’entendre ce refrain, un adolescent finit par se convaincre qu’il vaut moins que rien. Impossible alors d’attendre qu’il se dépasse ou trouve confiance en lui.

8. Tu n’as pas ton mot à dire, personne ne t’a demandé ton avis !

Laisser un adolescent s’exprimer, c’est lui accorder une place, même si la décision finale appartient aux adultes. Il a besoin de sentir que sa voix compte, même dans le désaccord.

Endosser le rôle de parent d’un ado, ce n’est jamais simple. On essaye, on trébuche, on recommence, parfois on s’en veut. Mais chaque mot pèse. Et chaque jour offre une occasion de faire mieux. Combien de parents gardent en tête une phrase regrettée, longtemps après l’avoir prononcée ?

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