En 2024, les lignes du marché locatif bougent sans relâche. Les repères d’hier ne suffisent plus et la marche forcée du secteur impose aux propriétaires comme aux locataires une capacité d’adaptation hors norme. L’agilité n’est plus une option, elle devient le mot d’ordre. Tour d’horizon des obstacles que rencontrent, concrètement, celles et ceux qui font vivre le marché immobilier cette année.
L’évolution des attentes des locataires
Les candidats à la location ne se contentent plus des logements traditionnels d’autrefois. Avec le télétravail désormais solidement installé dans le quotidien, ils cherchent des espaces capables de s’ajuster à leurs nouvelles habitudes. Le marché voit grimper la demande pour des Appartements neufs à louer en Outaouais qui offrent à la fois polyvalence et connexion haut débit.
L’Observatoire de l’Immobilier révèle un chiffre impossible à ignorer : 68 % des personnes en quête d’un logement jugent indispensable d’avoir un coin dédié au travail. Cette évolution n’est pas passagère. Elle s’impose et redessine la donne pour les propriétaires comme pour les gestionnaires.
Parallèlement, la qualité de vie trouve écho chez près de trois locataires sur quatre qui ne s’engagent que si le cadre de vie suit leurs exigences. Face à cette exigence, il faut revoir l’offre et miser, par exemple, sur des Condos locatifs à l’Ouest de Montréal pensés dès l’origine pour une flexibilité maximale. Plus question d’appartements figés : connectivité, équipements modernes, espaces communs repensés, tout entre en jeu. Mais cette course à l’innovation soulève la question du rendement. Entre ces nouveaux besoins et la réalité économique, le point d’équilibre reste difficile à atteindre pour bien des bailleurs, qui avancent sur des charbons ardents.
Les fluctuations du marché et l’instabilité économique
Impossible d’ignorer le climat d’incertitude qui accompagne cette année 2024. Les taux d’intérêt bougent au gré des conjonctures, brouillant la stratégie des investisseurs comme des locataires. La Fédération Nationale de l’Immobilier a relevé une variation de 15 % du volume de transactions locatives en douze mois, signe d’une frilosité qui gagne le secteur et pousse chacun à la prudence.
Aujourd’hui, rares sont les marchés uniformes : les loyers dans les centres urbains profitent d’une hausse moyenne de 3,7 %, tandis que plusieurs villes moyennes plafonnent ou, pire, reculent légèrement. Les propriétaires doivent ajuster leurs prétentions, quartier par quartier. Monter les tarifs sans justification et la demande s’effondre ; se montrer trop timoré, et la rentabilité s’amenuise. Cette gymnastique devient leur quotidien.
L’adaptation aux nouvelles règles environnementales
Depuis le 1er janvier, la location des logements classés G, ces fameuses « passoires thermiques », est exclue du marché. Cette étape n’est qu’un point de départ : en 2025, les biens classés F seront concernés, avant les logements classés E en 2034. L’impact est massif : selon l’ADEME, 17 % du parc locatif privé doit, sous peine d’exclusion, se conformer à des exigences énergétiques revues à la hausse.
Pas le choix : les propriétaires jonglent entre l’obligation de rénover, la contrainte des budgets serrés, et l’incertitude réglementaire. Décider de rénover, reporter, arbitrer, chaque mouvement pèse. Maintenir l’attractivité de son bien austère tout en abaissant les émissions de gaz à effet de serre : ce double impératif devient la norme. Dans ce contexte, chaque rénovation s’apparente à une course contre la montre.
Le marché locatif avance désormais à l’équilibre, pressé par la transformation des attentes, secoué par la conjoncture économique, mû par la contrainte écologique. S’adapter ou stagner : l’équation de 2024 ne tolère pas l’immobilisme. Demain, chaque bailleur devra naviguer entre vigilance et audace, sans filet, mais l’histoire retiendra ceux qui auront osé transformer leurs pratiques pour écrire la prochaine page du logement.



